Cristina Albertini Bahnarel, architecte d'intérieur

Cristina Albertini Bahnarel

Mon histoire et mon approche de l'architecture intérieure

Au nord de la Roumanie où je suis née, les maisons vivent sur le seuil. Sous le pridvor, l’air circule, les voix se déposent, les gestes simples deviennent langage. Dans ces lieux qui ne cherchent pas à se montrer mais à abriter, j’ai découvert ce que peut être un espace : un lien, une présence, une manière de tenir le monde avec douceur. Cette culture du seuil – entre dedans et dehors, visible et intime – a façonné ma sensibilité avant même que je ne sache la nommer.

En Bucovine, les monastères calculent la lumière comme d’autres écrivent une partition. Chaque ouverture éclaire un geste, une scène, un visage à un moment précis de l’année. Cette précision humble, spirituelle, presque méditative, m’a offert mon premier alphabet architectural : comprendre que la lumière n’est jamais un effet, mais une vérité. Qu’elle simplifie, qu’elle révèle, qu’elle donne sens aux volumes.

Quand la Côte d’Azur est entrée dans ma vie, quelque chose s’est reconnu immédiatement. Ici aussi, la lumière est une matière première. Elle sculpte les formes, affine les lignes, rend les espaces lisibles et vivants. De ce dialogue entre une lumière d’origine et une lumière retrouvée est née mon approche de l’architecture intérieure : une manière de créer des lieux clairs, calmes, profonds — où la beauté ne se décore pas, elle se construit.

C’est de ce fil que MYO tient son essence : transformer chaque projet en un espace habitable, respirable, juste. Une architecture intérieure qui simplifie la vie, accompagne les usages, et laisse entrer cette lumière qui raconte, depuis toujours, d’où je viens et où je vais.

Plus de 20 ans de pratique

Mon parcours s’est façonné par paliers, toujours en portant davantage de responsabilités, d’exigence et de confiance, au sein d'une agence connue et respectée dans le monde du luxe français

2003 — Les débuts sur le terrain

Je commence comme collaborateur interprète sur des projets d’architecture au Cap d’Antibes. Je découvre les chantiers haut de gamme, la relation aux artisans, la précision du dessin et l’art de coordonner. La puissance d’un projet bien orchestré s’impose à moi.

Je prends en charge le mobilier, les matières, les fournisseurs, les détails. Je développe une sensibilité pour ce qui s’ajuste, ce qui dure, ce qui fait sens.

Je deviens responsable de projets complexes : conception, études, budgets, coordination, relation clients. J’acquiers une vision complète, exigeante, structurée.

Je m’occupe de la galerie du cabinet : constitution de collections, scénographies et accrochages chez des collectionneurs d’art, commandes d’artistes, expositions publiques. L’art devient une manière d’habiter les lieux — et les lieux, une manière d’accueillir l’art.

Je crée mon propre studio. Je vise à offrir une architecture intérieure guidée par la lumière, la cohérence, les usages et les détails qui simplifient la vie.

Ce que je fais aujourd’hui

J’accompagne des projets de rénovation transformation et architecture intérieure - du premier croquis jusqu’à la réception finale. J’interviens sur :

Toujours avec la même intention : rendre le lieu lisible, habitable, harmonieux et profondément juste.

Une architecture intérieure faite de liens

Réseau, partenaires

Un projet n’existe jamais seul : il respire grâce aux mains qui le mettent en oeuvre. Au fil des années, j’ai tissé un réseau d’artisans, de spécialistes et de collaborateurs dont je connais le rythme, la précision, la loyauté au projet. Ils viennent de la Côte d’Azur, de Paris, parfois d’encore plus loin. Je les choisis selon la nature du lieu, la matière, la lumière, la complexité. C’est cette constellation de savoir-faire qui permet à chaque projet de devenir juste — et d’aller jusqu’au bout de lui-même.